POURQUOI NOUS ENGAGER ?

 

Malgré une mobilisation internationale sans précédent pour développer, produire et distribuer des outils médicaux de lutte contre le COVID-19 en un temps record, de nombreuses entraves au droit à la santé persistent. Plus d’un an après l’administration de la première dose de vaccin contre le COVID-19, le monde est fracturé. La pandémie de COVID-19 a remis en lumière un système à deux vitesses, dans lequel les plus vulnérables se voient nier leurs droits fondamentaux. Alors que la recherche des vaccins contre le COVID-19 a été majoritairement financée par le public, les firmes pharmaceutiques usent de leur position dominante, monopolistique pour vendre leur vaccin au prix fort, bien au-delà de leur coût de production, excluant de fait l’accès aux pays en développement.

Cette injustice sanitaire n’est malheureusement pas nouvelle. Il y a près de trente ans, dans la lutte contre le VIH, certains pays et leur population avaient dû attendre de longues années avant de pouvoir enfin accéder à des traitements antirétroviraux, emportant des millions de personnes du fait de leurs coûts exorbitants. Aujourd’hui encore :

  • Les pandémies de VIH/sida, de tuberculose et de paludisme continuent de faire des millions de victimes chaque année, touchant de manière disproportionnée les femmes et les enfants.
  • 1/2 de la population mondiale n’a toujours pas accès aux soins de santé essentiels dont elle a besoin et des millions de personnes continuent chaque année de basculer dans l’extrême pauvreté du fait de dépenses de santé laissées à charge.
  • 2 milliards de personnes n’ont pas accès aux produits de santé essentiels à cause des prix trop élevés.

Combien de temps accepterons-nous que la santé continue d’être soumise aux lois du marché plutôt que du bien commun ?

Les opportunités

 

En avril 2022 se tiendront en France les élections présidentielles dans un contexte inédit. Durant ces deux dernières années, la pandémie de Covid-19 a bouleversé nos vies et la façon dont nous percevons les menaces sanitaires mondiales. Aujourd’hui, c’est ainsi 71% des Français·e·s qui craignent l’émergence de nouvelles pandémies comparables à celle que nous traversons dans les prochaines années.

La crise actuelle nous rappelle notre interdépendance et notre vulnérabilité commune face aux virus. Aucun·e Français·e ne sera en sécurité, tant que le monde ne sera pas protégé dans sa globalité : si nous souhaitons nous protéger efficacement contre les futures menaces sanitaires, nous devons nous mobiliser à l’échelle internationale et faire de la santé mondiale une priorité.

C’est dans ce contexte qu’Action Santé Mondiale s’engage et ses partenaires se mobilisent pour que la santé mondiale soit à l’agenda de l’election présidentielle en France.

Moins de 10 ans avant l’échéances 2030, si nous voulons préserver les progrès obtenus ces vingt dernières années dans la lutte contre les maladies infectieuses et dans l’accès à la vaccination, si nous voulons faire avancer la lutte contre les inégalités mondiales en santé et ne pas s’enfermer constamment dans les erreurs du passé, si nous voulons combattre efficacement et rapidement la pandémie de COVID-19, et si nous voulons réellement protéger les Français.e.s contre les futures menaces sanitaires, la santé mondiale doit être une priorité des programmes des candidat·e·s.